sourire d'une yogi en posture avancee

Le sourire du yogi :
un super outil pour progresser

Le sourire du yogi est un peu comme celui de Mona Lisa : mystérieux et sujet à toutes les interprétations. Suivant notre état d’esprit, nous lirons le rictus affiché sur un visage de plusieurs façons. Le même dessin des lèvres pourra nous paraître sympathique, tout autant que narquois, suffisant, provocateur ou encore pensif. En vérité, bien plus que la traduction d’une émotion ou d’une intention, le sourire du yogi est un super outil pour progresser, de ceux que tout le monde devrait utiliser et qui dépasse la pratique du yoga. Ça vous intrigue ? Défroissez vos sourcils immédiatement et lisez bien la suite 🙂

Contractions du visage et gestion des émotions

Notre niveau de compréhension de l’émotion vécue par la personne en face de nous dépend de notre capacité à reproduire les contractions que nous percevons sur son faciès. Ainsi, il a été prouvé qu’un visage botoxé privait son propriétaire de cette aptitude à l’empathie. Les muscles figés par la toxine botulique ne peuvent pas imiter les expressions du visage de l’autre et donc, le cerveau ne peut pas comprendre l’émotion correspondante. Cela prive également l’interlocuteur de sa compétence à décoder cette face altérée par les injections. Le danger est d’amener la personne botoxée à l’isolement et à la dépression. Elle ne comprend plus, ni n’est comprise par autrui.
yogi sans sourire

On s’éloigne beaucoup du yoga, mais ce qu’il faut retirer de cette donnée, c’est que les tensions dans les muscles du visage sont en lien direct avec les émotions. Si je vous disais que contracter ses zygomatiques suffirait à améliorer l’humeur, vous me répondriez d’instinct “et puis quoi encore ?“. Et pourtant… Le sourire peut être la conséquence de l’état de contentement, tout autant qu’il peut en être l’origine. Ainsi, un sourire, même forcé, peut vous amener à plus de joie et de sentiment de plénitude, tout simplement. Le yoga visant à calmer les émotions pour être en parfait contrôle de sa respiration, de son corps et de ses pensées, tout devient logique. Mais il n’y a pas que ça…

Activer ses zygomatiques pour une bonne distribution d’énergie

Dans la pratique des postures de yoga, comme dans le sport en général, on s’attache beaucoup à amener la juste contraction musculaire pour réaliser l’exercice visé. Ce que l’on a tendance à oublier, c’est de penser à ce qu’il faut relâcher. En effet, mettre de l’effort là où c’est inutile favorise la déperdition d’énergie et présente donc une contre-productivité. Ces contractions inutiles sont involontaires et surtout inconscientes pour la grande majorité d’entre elles. Avoir le contrôle de ses mouvements relève tout autant de la capacité à activer les bonnes zones qu’à celle de laisser au repos celles qui n’ont pas d’utilité immédiate. La ressource en énergie disponible est donc concentrée là où elle est requise. Mais pourquoi parler de ça, alors qu’on parle du sourire du yogi (qui, rappelons-le, n’a rien à voir avec le sourire du plombier 😜) ?

culturiste sans sourire homme
yogi souriant
Gary (à gauche) et Arjun (à droite) n'ont clairement pas les mêmes objectifs et ça se lit sur leurs visages.
Gary (en haut) et Arjun (en bas) n'ont clairement pas les mêmes objectifs et ça se lit sur leurs visages.
Visualisez le bodybuilder qui s’apprête à soulever une charge phénoménale. Tout son corps se met en tension et son visage est tellement crispé que ses veines du cou et du front ont l’air de menacer d’exploser. La peau devient rouge écarlate et la libération ne viendra qu’avec cette expiration exagérément sonore qui accompagne l’effort. La performance est de courte durée et l’athlète a besoin de mettre une intensité maximale pour la réaliser. S’il sourit à ce moment-là, il perdra de son explosivité et une grande partie de sa force s’effondrera comme un pneu crevé. Bye, bye, exploit et rêve de grandeur ! Pourquoi ? Ça y est, on arrive à ce qui nous intéresse…

Utiliser le sourire du yogi comme une arme secrète

Le visage est une zone qui cumule beaucoup de tensions. Froncer les sourcils monopolise pas moins de 43 muscles du visage. Combien pour sourire ? Seulement entre 17 et 20 ! Autrement dit, vous faites moins d’effort en souriant qu’en grimaçant (et encore, on parle ici du sourire Ultra Bright toutes dents dehors et yeux plissés). Faites l’essai et voyez à quel point votre visage se décrispe avec un sourire léger, à peine esquissé. Voilà qui donne l’occasion de récupérer une bonne dose d’énergie jusqu’alors gaspillée ! En plus de cela, la crispation incontrôlable du visage donne un air sévère qui s’inscrit durablement à cause des rides qui vont de pair. Ce serait dommage de ne pas y remédier, n’est-ce pas Mireille ▽😆
culturiste-sans-sourire-femme
En mode "Full Power", Mireille a autre chose à faire que de sourire
(ou de se préoccuper de son périnée...)
Alors certains diront qu’ils se sentent bêtes de sourire sans en ressentir l’envie. À ceux-là, voici mon conseil : “fake it until you make it” c’est-à-dire “faites semblant, jusqu’à ce que ça devienne naturel”. Amener la commissure des lèvres vers les oreilles, tout le monde sait le faire. Initiez le mouvement et vous verrez que le reste suivra ! Arrêtons enfin de croire que le yogi qui sourit très légèrement sans vous décrocher un regard pendant le cours de yoga est en train de se la raconter comme jamais ! Dites-vous plutôt qu’il est en plein effort de concentration. Vous constaterez que lorsqu’on prend conscience de l’intérêt de sourire durant un asana particulièrement énergivore, tout devient plus facile. On réalise alors que plus la posture est complexe, et plus on aura tendance à afficher cette petite moue si énigmatique et utile à la fois ! Le pratiquant de yoga confirmé ne sourit pas parce qu’il prend les choses de haut ou à la légère, mais parce qu’il a besoin d’amener le calme dans son corps et dans ses pensées à un moment intense. Mais chuuuut, c’est le petit secret bien gardé des yogis un peu plus avancés, ceux qui savent ce que veut dire “progresser en yoga“…
sourire en yoga

La pratique du yoga est à l’opposé de la démarche du bodybuilding. Le Graal du yogi et de la yogini, c’est de trouver le confort dans l’inconfort, de repousser ses limites sans la moindre souffrance, d’approcher une maîtrise telle du corps et de l’esprit que l’effort n’en est plus un. Se mettre dans des postures de yoga avancé en gardant le contrôle de la respiration et en maintenant une grande tranquillité proche de l’état de relaxation est tout un art dont le sourire du yogi constitue un précieux outil. Alors pensez-y, la prochaine fois qu’une posture comme l’oiseau du paradis (au hasard) vous donnera du fil à retordre : plutôt que de laisser votre cœur s’emballer, la respiration se bloquer, ou pire, sortir de la posture en mode “panique”, donnez-vous une seconde de patience et souriez, même sans être filmé 😉

Merci pour votre attention et continuez de commenter et de partager. Créons ensemble un cercle vertueux pour une communauté d’entraide entre  yogis qui en veulent plus !

Pour en savoir plus sur l’effet du botox sur la santé psychique, consultez cet article. 

rire
Réagissez et aidez-nous à faire grandir la communauté !
  •  
  •  
  •  
  •  
  • 1
  •  
  •  
    14
    Partages
  • 13
  •  
  •  
  • 1
  •  

3 réflexions sur “Le sourire du yogi : un super outil pour progresser”

  1. Ping : Posture du Pigeon Royal : réussir la rotation de l'épaule

  2. Ping : La souplesse est une drogue ! On n’en a jamais assez…

  3. Ping : Dis, le yogi : tu étires ou tu pointes ? (le pied)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

GRATUIT Vidéo privée d'échauffement de 20 minutes chrono !